L'eau est indispensable à la vie. Sa qualité et son contrôle doivent être sous contrôle citoyen. C'est dans ce cadre-là que, dans la région toulousaine, des associations, des usagers, et des élus demandent le retour en régie de ce service public et contestent les irrégularités constatées dans le contrat de délégation de service public de l'eau et de l'assainissement.
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En 1990, la ville de Toulouse a concédé la gestion de l'eau et de l'assainissement à la Compagnie Générale des Eaux et a reçu un droit d'entrée de 437,5 MF. Cette somme, présentée par le Maire comme un don, a été affectée au budget général et, plus précisément, au désendettement de la ville. Ceci a permis à Dominique Baudis et à son successeur de faire campagne, à chaque élection municipale, sur le thème de la dette zéro Là où le bât blesse, c'est que la CGE n'a pas offert cet argent, mais l'a prêté à la ville à un taux de 10% l'an, et se rembourse sur les factures des usagers et ce, pendant 30 ans. Il s'agit d'un transfert d'impôts, ou impôt déguisé, pratique illégale, particuliérement injuste puisqu'elle pénalise les plus pauvres, non assujettis à l'impôt mais usagers captifs de l'eau. 437,5 MF au départ, 1 milliard 435 MF en fin de contrat, soit 37% de la valeur actuelle de l'assainissement toulousain, ou l'équivalent du coût en assainissement d'une ville de 250 000 |
habitants. C'est là le point principal de notre recours au Tribunal Administratif qui en comporte 6 autres :
Autant de points relevés par la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport de mars 2004, qui souligne que la suppression de la seule redevance annuelle baisserait le montant de nos factures de 11% Selon notre expert comptable, l'ensemble des surfacturations représenterait plus de 30% de nos factures. |