En 1990, la Mairie de Toulouse privatise la gestion des services d'eau et d'assainissement contre l'avis de la population et celui d'associations. Un traité de concession sans réelle mise en concurrence est signé avec la Compagnie Générale des Eaux (CGE/VIVENDI) pour une durée de 30 ans.
Depuis cette date, cette gestion est devenue particulièrement opaque. Les solutions mises en oeuvre dépendent plus des stratégies de développement financier du groupe multinational Vivendi que des besoins exprimés par les toulousains. En 10 ans, la facture a augmenté de 65% et le prix d'accès au réseau est passé de quelques centaines de francs à 12.000F.
Le transfert de l'assainissement à la Communauté d'agglomération depuis le 1° janvier 2001 a encore accru la complexité de la situation.
Dans de nombreuses villes, les rapports des chambres régionales des comptes ainsi que des actions juridiques menées par les associations, ont mis en évidence les pratiques délictueuses des multinationales de l'eau: surfacturations, opacité des comptes, charges indues reportées sur les consommateurs, corruption, etc.
Cela a favorisé un retour à la gestion directe: Cernay-la ville, Pertuis, Grenoble, avec des baisses importantes du prix de l'ordre de 30%.
Ce mouvement a aussi permis dans d'autres villes une renégociation des contrats entraînant des baisses significatives du prix de l'eau. En moyenne, le prix de l'eau en régie directe est inférieur de 20% à celui pratiqué en gestion déléguée aux marchands d'eau.
EAU SECOURS 31 entend agir pour imposer un réel contrôle sur la gestion et l'utilisation de l'eau, défendre les usagers qui sont rackettés par Vivendi, et agir pour le retour en régie directe des services de l'eau et de l'assainissement de Toulouse.
POUR LA TRANSPARENCE, POUR LA QUALITE DE L'EAU, POUR UN PRIX JUSTE ET EQUITABLE, POUR UN SERVICE PUBLIC DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT AU BENEFICE DE LA POPULATION ET SOUS SON CONTROLE